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SECMA F16 Turbo, un concentré de pur plaisir

SECMA F16 Turbo, un concentré de pur plaisir

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Me revoilà comme promis. Je ne vais pas vous faire un résumé rapide de la situation, il suffit de vous replonger dans la lecture du précédent article.

Pour ceux qui suivent, Vera, Milo et moi sommes en pleine campagne du Nord, seuls et abandonnés, notre unique consolation : la SECMA F16 Turbo…

Être passager c’est bien, conducteur c’est mieux !

En effet, ne connaissant pas les environs d’Aniche, avec Vera et Milo nous n’avions aucune idée d’une route sympa pour faire des images tout autant sympathiques. C’est pourquoi, je me laisse véhiculer par M. Houdart quelques kilomètres dans cette auto particulière.
Des sièges en cuir, des surpiqûres rouges, la F16 Turbo ne se refusent rien.

Ici le confort se limite au strict minimum. Les sièges bicolores (en rouge et noir comme le chantait Jeanne Mas) en cuir assurent un excellent maintient, le fait qu’ils soient baquet ne me gène vraiment pas puisque cela reste dans l’esprit sportif voulu par ses concepteurs. Le confort de mon point de vue, depuis le siège de droite, me semble bien meilleur que dans une Lotus Elise par exemple. Cela lui donne un premier avantage sur l’une de ses sérieuses concurrentes. Les kilomètres défilent à la recherche de la fameuse route, je finis même par me demander si mon conducteur ne va pas m’abandonner dans un bois tel Kiki, le caniche hargneux de la famille une veille de départ en vacances.

Ouf, nous nous arrêtons, je finissais par ronger le frein à main car il me tardait de prendre le volant trois branches en cuir de notre F16 Turbo. Je laisse le temps à Milo d’installer son matériel, une GoPro qui ne filme que par tranche de 10 secondes (nous sommes maudits) ne nous servira à rien. Il doit s’en remettre à ses seuls appareils photos dont le prix doit bien valoir celui d’une Dacia toutes options.

 

Chaussures bleues pour voiture rouge

Donc, tout comme le matériel de mon ami photographe, je m’installe sur le siège conducteur, ou plutôt du pilote puisque j’avais chaussé mes plus belles chaussures de courses, des Sparco qui ne sont plus homologuées depuis belle lurette pour la compétition mais me donnant des allures de compétiteur.

 

Des chaussures sportives pour une auto qui l’est également, l’assortiment parfait.

 

M. Houdart m’interroge sur la position de conduite, les sièges étant fixes, c’est le pédalier qui vient à moi, il est réglable. Conduisant proche du volant, le réglage se limite à bien peu de chose. Assez traîné, il faut désormais y aller. Je referme la porte, je la laisse tomber plus exactement. La gravité fait son boulot et verrouille correctement le mécanisme, ce serait dommage de la voir s’envoler (la porte, pas la voiture…). Je tourne la clé de contact, patiente quelques secondes comme à mon habitude et constate le sigle DS au centre du compteur.

« Oui, oui, DS à l’instar de la marque premium du groupe PSA. »

L’explication me viendra plus tard. Pour le moment, je me dois de démarrer et de ne plus laisser le temps filer.

Au démarrage, je reconnais la mécanique Peugeot, chaque constructeur a sa signature sonore, celle du groupe français n’échappe pas à la règle. Au ralenti, le niveau de bruit est acceptable. Il n’y a pas besoin d’hurler pour se comprendre. J’engage la première vitesse et relâche l’embrayage. Les commandes sont précises et relativement souples. Ayant été averti de l’absence d’aide électronique ou d’assistance diverse, je me méfie de la pédale de frein. Autant appuyer sur l’accélérateur ne nécessite pas une grande intelligence, autant sur celle du frein, il faut être mesuré.

Ce bolide éclatant fait contraste dans le paysage automobile au quotidien très gris.

Je m’élance tranquillement, passant les rapports vers 4 000 tours/minute, je constate que malgré cela j’arrive rapidement à la limitation de vitesse. À 90 km/heure le F16 Turbo s’avère très agréable et ne pousse pas aux excès. Je vérifie le freinage. Le bruit des plaquettes sur les disques m’indique que je ne suis pas encore à la bonne température. Encore un peu de patience avant d’appuyer fortement sur la pédale du milieu, n’oublions pas qu’il n’y a pas de système ABS, le blocage à froid est toujours possible. D’ailleurs, il est hors de question de faire quelque extravagance tant que les freins ne sont pas chauds.

Fort heureusement, après quelques ralentissements, tout est paré. La longue ligne droite est comme un boulevard, personne à l’horizon, j’accélère enfin pour de bon. Et là…

 

Deux sièges, n’y en aurait-il pas un de trop?


– AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHH… hurle Vera.

Oui, elle est à ma droite dans ce cabriolet strictement deux places, je l’avais totalement oubliée, emporté par le plaisir de conduire ce bolide 100% français. Je continue d’accélérer, je passe les rapports à la volée sans me rater (je dois tout à l’étagement et peu à mon talent). Je me rends vite compte que la fin de la ligne droite est proche, un enchaînement droite-gauche me permet d’apprécier la tenue de route et le travail très efficace de la double triangulation tant sur l’avant que sur l’arrière. Sur le sol sec, la limite semble infinie. Notre automobile est très rassurante, précise et terriblement désirable. Vient le freinage, comme espéré, à la bonne température il est très bon. D’ailleurs, à l’occasion, nous devrions penser à prendre des mesures. Seul un souci de temps d’adaptation ne me permet pas de parfaire mon talon-pointe.

Agile, vif et précis, la conduite de ce cabriolet incite à un salutaire dynamisme.

À l’intérieur, s’il est difficile de se maintenir à quelque chose, surtout pour le passager, le revêtement de sol autorise de caler le corps dans le siège. En plastique, il est thermoformé avec des encoches taillées idéalement pour les pieds.

Je continue ma route, de nouveau une portion rectiligne et j’accélère le rythme, je prends confiance. Vera continue d’hurler (je pense de plaisir…) jusqu’à ce que les bruits aérodynamiques et du moteur couvrent son émouvant

« ça va trop viiiite ! »

(bientôt disponible chez vous en son dolby surround). La SECMA F16 Turbo va effectivement très vite. Le constructeur anichois (quand on vient d’Aniche c’est comme ça) annonce un temps très réaliste de 4,8 secondes sur le 0 à 100 km/heure (plus véloce que la TESLA Model X de 0,2 sec.) et une vitesse de pointe de 240 km/heure. Compte tenu du sérieux de la fabrication, je crois volontiers ces chiffres. Le moteur d’origine PSA, le 1.6 THP de 205 chevaux et de 285 Nm de couple à 1 750 tours/minute est ici bien à sa place au centre juste dans le dos des passagers. Il se montre très disponible à tout régime. La boîte de vitesses à 6 rapports s’accorde à merveille avec l’esprit de ce bouillant coupé qui envoie toute sa puissance aux roues arrière. La contrepartie du bon fonctionnement de la greffe de la motorisation ce sont les compteurs DS. Pas le choix, ces derniers renvoient des informations vitales au boîtier électronique. Certes, chez SECMA on réalise des prouesses mais on ne peut pas tout faire.

 

Le plastique c’est fantastique

En effet, la F16 Turbo est une fabrication française à 100% et de surcroît tout ce qui peut être fait dans l’usine d’Aniche y est réalisé.

 

La SECMA F16 Turbo offre le strict nécessaire pour un plaisir de conduite devenu rare.

Cela va de l’assemblage des éléments sur la cellule monocoque rotomoulée en polyéthylène haute résistance, à l’ensemble de la carrosserie en ABS PMMA thermoformé, teinté dans la masse assurant une conservation des couleurs dans le temps, sans oublier la colonne de direction, le châssis poutre en acier mécano soudé faisant office de réservoir de carburant (très ingénieux), les triangles ou encore l’échappement totalement en inox. Franchement, si nous additionnons à cela les jantes en alliage, la crashbox à haute dissipation d’énergie et les durites de frein de type aviation, nous ne sommes plus seulement en présence d’un véhicule destiné à un usage routier mais bien d’une auto prête à courir.

Tout ayant une fin, c’est ici que s’achève notre deuxième épisode. Tenez vous prêt pour la suite dans laquelle Vera combat d’affreux monstres et Milo raconte comment il prépare la recette du bœuf bourguignon.

 

Un grand merci à SECMA pour la qualité de l’accueil, pour ses automobiles et pour son personnel sympathique.

Crédit photos : Milo Pix / Motion-Car

Comment(2)

  1. Neanmoins, plus qu’a l’arret, cette Secma devient magique lorsque le moteur est mis en route. Un veritable c?ur pour cette petite auto, tant il rythme son caractere. Ce demarrage rime immediatement avec un son rauque qui envahit l’habitacle, et de multiples vibrations qui vous font ressentir la mecanique. D’ailleurs, tout est fait pour vous faire ressentir des emotions dans cette F16 Turbo.

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