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Cassel 2019, pluie du matin n’arrête pas le pèlerin

Cassel 2019, pluie du matin n’arrête pas le pèlerin

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Samedi 18 mai, Météo France annonce quelques averses dans la matinée pour le dimanche 19 mai à Cassel. Parfait ! Selon l’adage, « pluie du matin n’arrête pas le pèlerin ». J’irai donc à La Grande Maison…

Convaincu que les prédictions ne pouvaient qu’être bonnes, je décide de me mettre en route relativement tôt pour le rallye et le rassemblement de Cassel 2019. Cet événement est organisé par la société Octane102 tenue par le jeune Teddy Legris. Fort habilement, il a réussi à un faire Le rendez-vous des passionnés des belles autos avec plein de chevaux sous le capot… même sous la pluie sans sectarisme aucun.

Ferrrari Scuderia et la Grande Maison
Ferrrari Scuderia et la Grande Maison

En fait, tout se passait plutôt bien sur le trajet depuis Lille, mes essuie-glaces fonctionnaient à merveille. Et en arrivant sur les lieux, il fallait faire le constat suivant : la pluie avait décidé de nous tenir compagnie pour de bon. La crainte du déplacement pour rien était grande. Cependant, atteindre le parking visiteurs ne fut pas une mince affaire. Tout d’abord, il y avait du monde qui avait fait le voyage jusque Cassel. Ensuite, un parking en pente dans un champ par grosses averses, je vous laisse imaginer le carnage.

 

Même pas peur

Une fois le paiement de 5 euros acquitté pour accéder à La Grande Maison, le parapluie à la main et le sac-à-dos sur… le dos… je file me mettre à l’abri.

Fort heureusement, il y a Nathan Haetty et son stand salutaire.  C’est toujours un plaisir de le croiser surtout quand il est possible de se mettre sous sa protection.Nous en profitons pour discuter des ses projets actuels et futurs. En effet, il a le cerveau en ébullition en permanence, prêt à poser un sticker sur tout ce qui roule. Surtout depuis qu’il collabore avec Unicust. La discussion dure et rien ne pourra me faire quitter la tonnelle. Rien sauf une Ferrari 430 Scuderia ( V8 de 4.3 litres et 510 ch) qui passe devant nous. En réalité, si j’apprécie la Scuderia depuis mes premiers essais lors de sa sortie, j’avais envie de rencontrer le nouveau propriétaire de ce modèle-ci.

Avant cela, j’assiste à la manœuvre d’une Aston Martin Vantage S. Comme il est difficile de gérer les 573 ch et le couple de 620 Nm du moteur V12. Sur l’herbe détrempée, il n’y a pas le choix, il faut suivre la pente.

Malgré une rapide tentative de changement d’angle, son conducteur se dit qu’elle est bien là où elle est.

Arnaud Taquet et Nathan Haetty, la rencontre
Arnaud Taquet et Nathan Haetty, la rencontre

Après cet intermède et 10 litres d’eau dans les chaussures, je me présente au propriétaire de la fameuse Scuderia blanche. Je trouve que le blanc va parfaitement à la F430 et à cette Scud’ encore plus. Arnaud Taquet peut ainsi être fier de son acquisition. Il en a pris possession la veille au Royaume-Uni. Il a fait le trajet du matin sous la pluie… même pas peur.

Nous bavardons quelques instants, j’évite de lui dire que j’adore ce qu’il fait. Pourtant c’est tellement vrai. Ses photos sont absolument à tomber. Bref, maintenant que je suis trempé, je peux poursuivre la visite.

 

Cassel 2019, ça s’arrose

Initialement, je devais repartir pour midi. Malheureusement, un plan ne se déroule jamais comme prévu et dans une sorte d’apothéose, une course cycliste me bloque dans l’espace clos du rassemblement.

Mais est-ce une si mauvaise nouvelle que de rester au milieu des supercars? Non, non et non ! Car ici, il y avait de quoi se faire plaisir. On se la joue grosse nostalgie à Cassel ce 19 mai 2019, avec une Lamborghini Diablo d’un jaune pétant très adapté à la journée et à côté, une Ferrari Testarossa Monospecchio. Deux icône au moteur 12 cylindres fantastiques avec respectivement 492 et 390 chevaux… de quoi donner des frissons.

Pourquoi Monospecchio? Parce qu’elle n’a qu’un rétroviseur.

Je continue à déambuler sur la pelouse avec le flop flop de mes chaussures étanches jusqu’à une certaine limite. Je me demande comment cela pourrait être pire lorsque je tombe sur une lignée de Caterham. Alors-là, chapeau aux pilotes. Déjà, ces autos sont plutôt vives sur le mouillé. Mais de plus, la capote protège… pas trop en réalité. Il n’y a vraiment que des fans absolus pour s’infliger un tel régime.

Dans l’esprit « autos vives », il y a en France une marque qui renaît : Alpine. Comme il se doit, une version originelle 1300 est présente. Elle pose à côté de deux Renault 5 Turbo 2 (4cylindres 1.4 litres de 160 ch), d’une Simca Rallye et d’une déclinaison d’Alpine. On le droit à deux A310 rouge, une de la première série, reconnaissable à ses jantes 3 trous et l’autre en pack GT. Joli nom néanmoins cela ne signifie pas que le V6 PRV de 2700 cm³ sort plus de chevaux. Il en reste à ses 150 d’origine.

À côté, une GTA Turbo de 200 chevaux (V6 de 2.4 litres) fait la causette à la toute nouvelle A110 de 250 purs-sangs (4 cylindres 1.8 litre turbo). Ça fait du bien de se souvenir qu’en France nous avons aussi une tradition de sportives. Plus loin, une Renault 5 GT Turbo et une Peugeot 309 GTI 16s nous le rappellent encore mieux.

 

La grande traversée

En traversant le gazon du rassemblement de Cassel 2019, j’ai l’impression de traverser l’atlantique.

L’impression se renforce car je me trouve nez-à-nez avec des Corvette. Même à l’arrêt, la débauche de puissance est perceptible. La C7 Z06 avec le pack performance délivre 659 chevaux sauvages du Grand Ouest, la ZR1 en fait un élevage de 647… Dans le genre grosse puissance de musclecars, la Dodge Hellcat se pose là avec ses 707 bourrins (V8 6.2 litres à compresseur) et son autonomie de 13 minutes à puissance max !

Corvette Z06 C7, le rayon de soleil du jour
Corvette Z06 C7, le rayon de soleil du jour

Mon dieu ce que c’est bon un V8 !

Et que dire de la Nissan GTR revue par Liberty Walk. Allez hop, ici on parle de 800 chevaux sous le capot (V6 3.5 litres). À l’arrêt, elle impressionne… aussi avec son aileron arrière énorme. La taille importe toujours, non?

D’ailleurs, une Lamborghini Huracán toute neuve arbore également un gros aileron. Son propriétaire en toute conscience reconnait que de devoir percer le capot pour mettre quatre vis c’est quelque peu douloureux.

Tant qu’à voyager, restons en Italie avec une belle représentation de Ferrari. Pêle-mêle, une 348 jaune (pour info la première Ferrari n’était pas jaune !), une F355 GTS, une F430 cabriolet, une 599 (tiens, un V12), une 488 font honneur à la marque. Deux Maserati dont une Granturismo sont garées parmi tous ces V8 silencieux.

Finalement, le tableau ne serait pas complet si je ne mentionnais pas quelques raretés telles qu’une Lancia Delta Integrale, une TVR Sagaris ou une Dodge Vipet RT10.

 

Bye Cassel 2019 et à l’année prochaine…

Certes la météo fut déplorable, certes tout le monde n’était pas là.

Mais en conclusion, seuls les meilleurs sont venus. Car une bonne dose de passion est nécessaire pour se motiver à venir au rassemblement de Cassel 2019 sous des pluies battantes. Et pour ceux qui n’ont pas eu froid aux yeux ni ailleurs, la satisfaction était bien au rendez-vous. De ce fait, nous avons le temps de soigner nos bronches et de ne plus croire Météo France ! Encore Bravo à tous et merci.

 

Le rassemblement de Cassel 2019 en photos

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